Report : une sieste Kronophage

Le week-end n’est il pas fait pour se reposer ?

Pourtant, ne sommes-nous pas toujours en train de courir tous les samedis ?

Se remettre de la biture de la veille, faire une apparition au marché, boire le traditionnel demi en terrasse qui s’ensuit, faire des courses, et encore des courses… Parce que d’une, il faut faire des provisions jusqu’au samedi suivant, et de deux, il faut penser à s’équiper pour le week-end.

La chose est rendue d’autant plus stressante que tous les rennais sont dans le même cas de figure, ce qui explique pourquoi votre supermarché habituel ressemble tout d’un coup à un JouéClub la veille de Noël.

  

Sieste indolente et collective - Kronophage

 

Ce samedi, le collectif Kronophage décidait une fois de plus de bouleverser cette frénésie citadine en proposant une « Sieste Indolente et Collective ». 

Derrière ce concept compliqué se cache en vérité un rassemblement hippie, là comme ça, en plein centre ville, en contrebas de la Place de Bretagne.

Le terme « hippie » est un mot fourre-tout qui désigne aussi bien une personne qui marche pieds-nus, qui porte la barbe, qui mange de l’herbe, qui fume de l’herbe, qui est contre la guerre, qui est pour le vélo… Mais pas seulement !

Il s’agit ici de se recentrer sur les rapports humains et les valeurs simples telles que le partage, l’écoute, la détente.

 

Sieste indolente et collective - Kronophage

 

 

Placer l’humain au centre de l’attention, c’est aussi mettre en valeur des savoirs faire. Chacun devient alors acteur de l’évènement en apportant sa compétence. Certains font de la musique, d’autres racontent des histoires. D’autres encore proposent des massages, des tours de magie, une tranche de melon ou une tasse d’orangeade. Et, tous ensemble sous cette tente, nous partageons ce moment convivial, affalés et entremêlés sur ces coussins douillets qui jonchent le sol.

 

Sieste indolente et collective - Kronophage 

A travers cet évènement, Kronophage nous invitait non seulement à un moment de détente, mais nous réapprenait également à savoir profiter de l’instant présent. En effet : quand on a l’habitude de boire des pintes jusqu’à écroulement devant une sono trop forte, on en oublie à quel point il est agréable d’écouter la douce voix d’un conteur accompagné d’un violoncelle, allongé au soleil.

 

Sieste indolente et collective - Kronophage

 

Tant pis pour les courses, j’irai taxer du PQ chez le voisin.

 

 

Victor

 

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