Report : Grand Cabaret de l’Est

Par Capitaine Tortue – Lundi 8 Avril 2013

 

 

  

Qui de plus à l’Ouest que les bretons ? Pourtant ce soir, on avait définitivement la tête à…l’Est !

 

Festival Têtes à l'Est

 

 J’avais moi-même déjà mis le pieds à l’Est : je m’étais rendu au Guca festival en Serbie, réputé plus grand festival de trompette au monde. J’étais venu y chercher cette ambiance festive et complètement déjantée qu’on retrouve dans les films de Kusturica : grosse déception en découvrant une fête ultracommerciale où les fanfares jouent en boucle les mêmes 10 morceaux, et où le beauf nationaliste serbe prévaut sur tout désir de contact avec la population locale. Ce n’est donc pas en terre Kusturicienne, mais bien par chez nous que j’ai eu tout le loisir de découvrir la richesse de la culture balkanique.

 

 

Le Guca Festival a plus des airs de fête national que de festival trad

Le Guca Festival a plus des airs de fête national que de festival trad

 

 

Il fallait venir tôt ce vendredi pour en profiter pleinement : les groupes se succèdent rapidement – par tranche de 3 morceaux – ce qui nous permet d’apprécier différentes formations musicales et de mieux appréhender les variations culturelles d’un pays à l’autre. Le dernier mini-concert prend fin, et tout à coup c’est toute la fosse qui se met à vibrer : une chorale d’une centaine d’individus se met à entonner des chants traditionnels, se répondant d’un côté à l’autre de la salle. Imaginez la puissance ! Et la stupéfaction du public encerclé ! Grand moment.

 

 

Choeur de Tête à l'Est

 

S’ensuit un bal Klezmer, qui fait définitivement le pont entre la Bretagne et les Balkans : on pourrait d’ailleurs appeler ça un Fest-Noz balkanique tiens ! Le public n’est pas étranger aux danses en ronde, et l’animateur nous confiera d’ailleurs que « les pas rentrent plus facilement chez vous qu’en Auvergne ».

 

 Têtes à l'Est

 

Outre la mixité du public et l’ambiance bon enfant, c’est la simplicité qui m’a séduit. On se rappelle qu’il suffit d’une voix, d’un instrument ou d’un pas de danse pour passer une soirée inoubliable. Ça avait un côté rassurant pour moi, je me disais : « si un jours on n’a plus d’électricité et qu’on se débarrasse de toute cette technologie, on pourra toujours faire des fêtes balkaniques ! »

 

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Capitaine Tortue

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