Temporal Disaster : des hippies chez les hippies

La soirée avait été annoncée il y a 6 mois lors d’un sondage par le collectif : « Seriez-vous prêts à payer 5 euros de plus que d’habitude pour une soirée à têtes d’affiches, sur un système Funktion One, dans un cadre exceptionnel ? » Le public avait répondu massivement par l’affirmative, et les places s’étaient vendues comme des petits pains. Beaucoup comptaient les dodos avant le jour J !

 Temporal Disaster - Ethereal Decibel Company

 

Samedi 3 mai, entre Fougères et Vitré

 

Si le site initialement proposé – un château au bord d’un lac – n’a pu être retenu, on peut dire que le terrain de substitution est allé au-delà des espérances : il s’agit d’une communauté « hippie », tout ce qu’il y a de mignon, avec ses étangs, ses maisons aux toits végétalisés, ses caravanes bricolées et ses prairies verdoyantes. Bref, un cadre agréable et convivial, où le tranceux se voit déjà courir nu parmi les chèvres en liberté, en mimant des levers de soleils, ce qui est apparemment un signe de bonne santé chez cette espèce.

 

Temporal Disaster - Ethereal Decibel Company

 

Mais plus qu’un simple décor, c’est une nouvelle dimension que ce terrain apporte à l’évènement par la possibilité d’y aménager un véritable village autogéré, et ainsi donner l’illusion de pouvoir rester éternellement dans cette bulle isolée de la société, ce monde idéal ou tout le monde est beau et gentil : car la trance passe aussi par ce besoin d’évasion.

 

Temporal Disaster - Ethereal Decibel Company

 

C’est donc entre une éolienne, un potager et un poulailler que sont installés les 25 kilos de Funktion One et le plafond de lycra couvrant la main stage. Juste à côté se trouve le bar sous une sphère géodésique. De là, un chemin permet de rejoindre la deuxième partie des installations, à laquelle on accède par une petite passerelle en bois. On peut ensuite : poser ses petites fesses sous le chill-out toujours richement décoré et aménagé par les Sub Conscience, manger un bout à la Popote Bio, boire un coup au Flying Teashop, se faire masser sous la yourte de Carole, admirer les toiles de Leya et Marina sous un barnum militaire, regarder un film sous le dôme du Bateau Louche ou encore profiter de l’atmosphère apaisante pour discuter un brin. En gros, si vous n’aimez pas la dark trance, vous ne vous ennuierez pas. D’autant plus qu’on y écoute également des DJs, avec une programmation mélangeant funk, hip hop, dub, drum’n'bass, ambiant et techno. Que demander de plus ?

 Temporal Disaster - Ethereal Decibel Company

Temporal Disaster - Ethereal Decibel Company

 

Du côté de la grande scène, la programmation est plus pointue : alternant live et DJ sets, locaux et têtes d’affiches (Malice In Wonderland, Dark Elf, Blisargon Demorgorgon…), on monte rapidement en BPM pour passer de psygressive à psyké, puis forest et dark trance. Dès la tombée de la nuit, les lycras se transforment en écrans de projection, et la scène devient comme vivante, animée par des textures mouvantes, psychédéliques. Les kicks de basses s’enchaînent à une cadence effrayante et sont d’autant plus percutants qu’ils sont propagés par un système son qui semble avoir été dessiné par la NASA pour faire décoller ses prochaines fusées. Des échassiers et des jongleurs viendront compléter ce spectacle pour nous faire vivre une expérience Ô combien intense.

 

Temporal Disaster - Ethereal Decibel Company

Temporal Disaster - Ethereal Decibel Company 

Il faudra attendre le milieu de matinée pour retomber sur des sons plus dansants. La nuit obscure et psychédélique s’efface pour faire place à une journée ensoleillée et festive. L’ambiance est toujours au top : le public semble à peine fatigué par la folle nuit qui vient de s’achever. On apprécie la moquette disposée sur le dancefloor et dans le chill out, qui permet de s’allonger au soleil tout en continuant à profiter de la musique. Celle-ci oscille entre full-on, progressive, techno et minimal. Des sourires, de la danse, de la bonne humeur : un dimanche parfait au pays des hippies.

 

Photo : Le'ah Vahana

Photo : Le’ah Vahana

 

La journée termine tranquillement sur une musique de dessin animé. « Schnappi, das kleine krokodile » met tout le monde d’accord, et prouve qu’au fond, même les dark-tranceux ont une âme d’enfant.

 

 

 

 

Report : Cap’taine Tortue

Photos : Ikar photographie, Magic Tribe

 

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Et la prochaine ? Consultez le récap’ des soirées électro / techno / trance du mois de mai

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