Report : Phoebe Jean & the Air Force + Skip & Die

Par Lou Kolmx – Mercredi 17 Avril 2013

 

Ce soir là, la programmation était alléchante sur la petite et célèbre scène de l’UBU. Une soirée divisée en deux parties et entrecoupée par le son de DJ Haze qui fait monter la pression avant Phoebe Jean & The Air Force et nous laisse une respiration avant Skip&Die.

 

 

 

La chanteuse de phoebe jean & the air force s’élance sur scène, blouson en jean et tee-shirt de biker. Originaire des Etats-Unis, elle nous emmène dans les rues et les bars undergrounds de Baltimore. Clin d’œil aux rennais entre deux chansons “ J’aime la Rue de la soif” coloré de son accent américain. Son énergie captive, et le public lâche prise sur “Day is Gone”. Elle saute, casse sa voix, balance ces boucles brunes en rythme avec son batteur qui semble possédé par le son. 

 

Phoebe Jean & the Air Force à L'UBU

 

C’est mélodieux et rythmé. Entre le hip-hop, l’électro et le funk, oscillant entre tube à pleine puissance et morceaux planant. La longiligne chanteuse fascine et utilise toute la place sur scène ; elle tournoie, bondie, et s’adresse au public entre deux morceaux. 

 

Phoebe Jean & the Air Force à L'UBU

 

 Le groupe porté par la chanteuse sans prétention et énigmatique offre un dernier morceau qui agite la salle après un rappel énergique. La foule est conquise, par instant bercée puis transportée par les basses lourdes du groupe, la première partie de la soirée est réussie.

 

 

 

La salle de l’UBU est pleine à craquer pour Skip&Die et la température monte furieusement quand les lumières s’éteignent et que le groupe monte sur scène. Ils sont cinq et d’étranges instruments peuplent le plateau. La transe commence avec la voix de la charismatique chanteuse surnommé Cata Pirata.

 

Skip&Die à L'UBU

 

Le groupe d’Afrique du Sud est un mix bariolé de cultures et de sonorité glanées au fil de leurs voyages ; de la cumbia, du hip hop, de l’électro, des morceaux en portuguais, espagnol, anglais ou sud-africain, leur album se nomme à juste titre « Riots in the Jungle » et, effectivement, c’est la jungle !

 

Skip&Die à l'UBU

 

 

Le public est en symbiose dès le premier morceau, les mains sont tendues vers la scène, la foule saute au rythme des basses hurlantes, des youyous fusent et la salle tout entière bouillonne de plaisir sur «  Cumbia Dictatura ». C’est un déferlement de tube, et la chanteuse met le feu à la scène en entretenant une connexion forte avec la foule. D’ailleurs, il n’y a presque plus de scène, ce n’est plus qu’une masse mouvante et fiévreuse qui hurle son amour à la chanteuse et au groupe tout entier. Plus qu’un concert, ces deux heures sont une pure expérience physique.

 

Skip&Die à l'UBU

 

Cata pirata est une vrai poupée de son. Entraînante et hypnotisante, pleine d’énergie qu’elle balance à la foule par ces mouvements de bras et ses roulements de hanche. Le public de l’UBU à le droit à un effeuillage de la diva qui commence en manteau et termine en haut de maillot de bain . On s’abandonne sur « Love Jihad », on sue, se pousse, on chante pour une révolution douce sur « Anticapitalista », car oui, en plus d’une prestation qui envoie au septième ciel, ce sont des textes engagés sur dancefloor que Skip&Die nous envoie en pleine face.

 

Skip&Die à l'UBU

 

 

Ce jeudi soir à l’UBU, le public à frémi de plaisir, a voyagé en jumpant sur des rythmes saccadés, à transpiré de bonheur, il est sorti abasourdi par la dose de sons prise dans les oreilles et la voix de Cata Pirata résonne encore dans un coin des têtes, annonçant l’arrivée du soleil et de la chaleur de l’été.

 

 

 

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Lou Kolmx

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