Report : The Mentalettes : On a dévergondé les Ronettes.

Par Madame Gui, Mardi 7 Mai 2013

 

 

Hier soir au Sympatic bar, rue Saint-Michel, le Twist Komintern nous présentait une troupe cosmopolite (6 nationalités pour 7 membres, pas mal) dont les agissements sont revendiqués sous le nom de The Mentalettes. On n’avait pas de quoi capturer l’instant, mais ça n’est pas plus mal, on va vous emmener y faire un tour. 

 

 

Donc déjà, tu te pointes rue de la soif un lundi soir en te disant que la semaine ne commence pas vraiment sous les auspices les plus monacales qui soient mais « pour l’amour de l’art » (et celui de la déraison), lançons-nous.

 

 

 

Avec les dernières chaleurs du début de soirée, le peuple ne semble pas empressé de s’entasser dans l’obscurité et préfère flâner sur les terrasses et griller les dernières blondes du paquet. Plus d’une heure sera nécessaire pour ameuter le public à l’étage où retentiront les premiers accords de guitare. 

Quatre musiciens se font alors chauffeurs de salle et préparent gentiment le terrain pour nos trois chanteuses, réelles stars de la soirée, qui se glissent un chemin dans le public pour rejoindre la scène.

 

 

 

Et là, le scandale : on a dévergondé les Ronettes

 

 

 

Elles sont trois, elle sont rétro au possible, vêtues pareillement de leur petite blouse en mousseline à col haut, pantalon jaune à taille rehaussée et eye-liner exagérément étiré. On aurait pu croire à un remake des girls band des 60’s ou encore à une bande de choristes hors de l’ombre. Sauf qu’à les voir et les entendre, on aurait plutôt dit que les poupées avaient assisté à un concert de Thee Headcoats et avaient viré de bord.

Ca crie, ça hurle et ça eructe. C’est bruitiste et pourtant ça sonne déjà. Ca sonne bon les 60’s, ça sonne rock, garage, pop et surf. Ca pousse et ça dévisse.

 

 

 

Pendant une bonne heure, ça se dandine à l’étage du Sympatic quasi sans interruption : quand ils vous tiennent, la fuite/pause pipi/re-bière n’est pas envisageable. Les musiciens font le job avec la discrétion d’un backing band et la puissance d’un boysband garage alors que nos demoiselles en devant de scène font leur show. Elles nous jouent le jeu de la babydoll au long cheveux blond mais retirent  les cheveux collés par la transpiration sur leurs joues plus que rosies. C’est une soirée hors champ.

 

 

 

De reprises en compos, elles y vont en chœur, peu importe qu’on fasse sonner les harmoniques. Pourtant, à les entendre solistes, on se demande si ça ne vaudrait pas le coup d’exploiter leurs voix individuellement, d’en faire ressortir le caractère. Mais non. On est loin des louanges à la technique et visiblement personne n’en a cure. C’est vivifiant, c’est efficace, c’est brut, et ça nous plait comme ça.

Quelques mots tentés en français, ce qui fait littéralement fondre le premier rang, le public rennais n’a, semble t’il, pas déçu.

 

 

 

Quasi rien à redire sinon qu’on aurait apprécié des fins plus propres, histoire de finaliser le côté percutant. Et puis si on pouvait éviter de sortir en se disant qu’on veux faire la même, ça améliorerait sûrement notre équilibre intérieur (d’avance merci).

 

 

 

Pour l’info, nos amis sont signés chez Copase Disques et viennent de sortir un vinyl dispo en ligne (entre autres). Achète, achète !

 

Madame Gui

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

<< Retour à la page précèdente

<< Retour à l'accueil : Toutes les sorties à Rennes