Report – Skip&Die @ UBU

Le vendredi 3 avril dernier, l’Ubu ouvrait ses portes aux aficionados de musiques électroniques métissées, pour le retour des tant attendus SKIP&DIE, deux ans plus tard…

 

Photos : Louise Quignon

Photos : Louise Quignon

 

Jumo, futur poulain de Panoramas (on le parie), distille une électro urbaine et froide qui débute les festivités. Il adopte l’astuce répandue des machines postées vers le public, permettant la transmission des techniques particulières du live, et de com​penser ​un tant soit peu l’aspect trop robotique et sans communication de l’électro actuelle. L’écran immense derrière lui, projetant tantôt des immeubles, tantôt la forêt, le tout en noir et blanc, ne suffit toutefois pas à ​contrebalancer​ la sensation de déjà vu. C’est un ensemble net et méticuleux, qui demeure néanmoins un choix inadéquat avant la furie qui nous attend : Quelle frigidité à l’apéro !

 

Photos : Louise Quignon

Photos : Louise Quignon

  

L’heure sonne pour Skip&Die et la chaleur monte dans l’Ubu. Mêlés au jeune public habituel du vendredi soir, quelques trentenaires peuplent la salle, les yeux rivés sur les instruments qui, par dizaines, jonchent la scène (toutes sortes de percus, de guitares, une roue de vélo…). L’énergie est palpable dès les premières notes et d’un coup Cata.Pirata débarque, la Madonna de la jungle, sorte de Barbie vaudou ou de pom-pom girl des tribus.

 

Photos : Louise Quignon

Photos : Louise Quignon

 

Le nouvel album est une « catastrophe » tropicale, saccadé, destructuré, passant d’un morceau rock psyché des îles à un gros hip-hop pimenté sud-africain à la Die Antword. 

Ils se risquent aux tous nouveaux riffs face à ce public rennais déjà conquis, évoquent avec complicité leur première venue, s’adressent à « ceux qui savent », ceux qui étaient déjà trempés de sueur il y a deux ans, même endroit même heure. 

 

 

Photos : Louise Quignon

Photos : Louise Quignon

 

Quelque peu désarmé – on ne sait pas à quoi s’attendre d’une minute à l’autre – le corps ne parvient pas à s’habituer à un rythme. Alors on lâche tout. Ça change des sets technos – trop répandus – qui nous prennent par la main et laissent deviner le moindre kick à venir. 

Là, le seul point de repère c’est Elle, majestueuse et sexy, qui danse un step-du-monde teinté de mouvements du bassin à l’africaine et de poings levés de guerrière amazone.

 

Photos : Louise Quignon

Photos : Louise Quignon

 

Elle mène tout le monde à la baguette, se mêle à la foule, slame, ordonne à chacun de lâcher prise et de reproduire ces chorégraphies honteuses, celles inventées dans l’intimité face au miroir en passant l’aspirateur. Elle donne tout, c’est d’autant plus dommage, donc, de la voir faire des signes cinq fois de suite à la technique pour qu’on entende mieux sa voix, étouffée notamment pendant la fameuse « Cumbia Dictadura ».

 

 

 

On ressort rincés, et un micro-trottoir rapide nous confirme que les sensations sont partagées : 

« Toutes les hormones du bonheur se sont dispersées dans mon corps »

« C’est effervescent et euphorisant »

« Un seul mot à dire : DO-PA-MINE »

 

 

 

Ana

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