Report : Rock’n'Solex 2014 Day#1

Ça y’est ! La 47ème édition de Rock’n'solex, le plus vieux festival étudiant de France, est ouverte. Pour entamer les festivités, nous avons eu le droit à une soirée orientée reggae dub avec pour tête d’affiche Alborosie, un mastodonte dans le milieu.

 

Rock'n'Solex 2014

 

La soirée commence avec The Probs, les gagnants du tremplin 2013 comme le veut la coutume, qui nous ont offert un concert pop rock dynamique. Ils ont ouvert la marche a Scarecrow qui mêle le blues au hip hop avec brio et énergie. Ces deux groupes ont réussi à chauffer le public et à les tenir en haleine jusqu’à ce que le très attendu Alborosie arrive.

 

Rock'n'Solex 2014

 

C’est sur les coups de 23h que l’on comprend que ce moment est arrivé, lorsqu’on voit la foule éparse affluer avec hâte jusqu’à la grande scène. La première chanson passe, mais ce n’est qu’au bout de quelques minutes que le chanteur italien couvert de dreadlocks interminables daigne se montrer. Ses preuves ne sont plus à faire, son charisme se fait sentir dès les premières secondes et le public semble conquis. 

 

Rock'n'Solex 2014

 

Si certains pensent qu’assister à un concert de reggae consiste à se balancer de droite à gauche un sourire béat aux lèvres, ils ont raison, mais pas que ! Nous avons assisté un concert dynamique et le public était on ne peut plus stimulé. Alborosie nous a par ailleurs surpris avec une petite démonstration vocale a capella digne d’un chanteur d’opéra, qui nous confirme son talent. La performance s’est conclue par un slam chaotique en bateau gonflable de la part d’un des membres du groupe. En pleine prestation de beat box, le bateau a chaviré au beau milieu de la foule !

 

Rock'n'Solex 2014 

C’est à Naâman que revient la lourde responsabilité de succéder à Alborosie et de satisfaire les spectateurs réjouis. Naâman, c’est un jeune normand qui perce sur la scène reggae française. Il n’a pas le look standard du chanteur de reggae avec ses cheveux courts, ce qui est déjà gage d’originalité, et sa musique elle-aussi a le mérite de sortir des sentier battus. Si il reprend certains classiques comme « War » de Bob Marley, certaines de ses compositions, teintées de blues et de soul, apportent un vent de fraîcheur au reggae, trop souvent normalisé, voire carrément cliché.

 

Un interset aux consonances dubstep qui n’a pas paru faire l’unanimité (car pas forcément dans la suite logique des répertoires passés) nous annonce un changement  de registre. Griz débarque, doté de ses platines et de son saxophone pour clôturer cette première soirée de festival, ce qui ne signifie pas faire baisser la température. Le public est toujours présent pour se déchaîner sur cette mixité musicale alliant musique électronique et acoustique, dubstep, funk et jazz…

 

A quelques mètres de tout cela, se tenait une deuxième scène qui nous proposait des concerts de reggae tout au long de la soirée, un service de restauration où l’on pouvait becqueter autour de grandes tablées, et des buvettes. Le personnel a d’ailleurs semblé très craintif à Rock’n'Solex : les bars mesurent deux mètres de haut, la billetterie consiste en un petit trou découpé dans du papier qui couvre un immense grillage et la fouille se fait en deux temps. Par ailleurs, c’est avec déception que l’on note l’absence de « DJ toilettes » cette année, qui lors de la dernière édition nous rendait une pénible attente beaucoup plus amusante !

 

Le regretté DJ Toilettes, l'année dernière

Le regretté DJ Toilettes, l’année dernière

 

Cette première soirée nous a ouvert l’appétit, en espérant que les deux prochaines se déroulent aussi bien et dans la même ambiance, mais au vu de la programmation, tout devrait se passer pour le mieux…

 

Report : Amélie

Photos : Elise

 

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