Report : Psychedelic Underground Experience #2 – Ethereal Decibel Company

 « Dimanche 6 juillet 2014, un surfeur fou a été vu du côté de Saint-Vran se jeter dans la boue ; selon toute vraisemblance, il aurait été réveillé par le son d’une rave party qu’il aurait confondu avec le bruit d’une énorme déferlante. »

 

C’est ce qu’aurait pu titrer le journal local lundi après ce week-end à l’assaut des ronces et des intempéries, pour souligner le caractère surprenant de ce rassemblement dans le (presque) no man’s land costarmoricain.

 

 

 

« Cinq évènements en extérieur par Ethereal Decibel Company et pas une goutte de pluie ! » m’assurait un membre du public lors de la Curious Party, en octobre 2013. Bien sûr : toute l’eau disponible a été mise de côté pour la Psychedelic Underground Experience #2 qui laisse un petit goût de Hadra 2012 sur la langue.

 

Le dancefloor transformé en marais (et pas seulement à cause de la darkpsy carabinée traditionnelle chez nos amis Rennais), certaines décos tellement imbibées qu’elles se sont affaissées au fil de la nuit ; sans compter le moral un peu entamé de l’orga subissant l’eau depuis le début du montage. Mais à toute chose, malheur est bon ! S’il fut difficile de profiter pleinement de la programmation musicale, les rapports humains s’en trouvaient eux renforcés par la promiscuité qu’offraient les quelques abris ; le dôme du Lapin Blanc et le tipee du Flying TeaShop se virent transformés en véritable taverne à tranceux, où les discussions allaient bon train.

   

Le site champêtre situé en bordure de départementale portait encore les stigmates d’une invasion de ronces qui nécessita carrément l’intervention d’un tracteur broyeur ; dur pour les va-nu-pieds, à part pour quelques acharnés de la corne. Les moyens réduits ont donné l’occasion à EDC d’organiser une fête 100% huile de coude et personnelle, sans prestataires, contrairement à la Temporal Disaster, ses 20kw de Funktion One et sa déco venue de Grande-Bretagne où le nombre de nationalités sur le site dépassait la dizaine. Soulignons quand même la présence  ce samedi de Stellar Flux, artiste géorgien, et Lunecell, américain, tous les deux pour la première fois sur une scène française. Cependant, même « à poil » et dans ces conditions, tout le pack d’une soirée réussie était au rendez-vous, et largement. Le public était assez peu nombreux mais garanti imperméable, à la mauvaise humeur autant qu’à l’eau !

 

surf3 

 

Si dans la nuit on s’est souvent retrouvés à parler à des inconnus trempés jusqu’aux os à cause de la pluie discontinue, au petit matin on a pu retrouver nos marques. Soulagement et apaisement sous les caresses du soleil, fous rires à répétition, la petite tribu des ronces a enfin pu investir toute son énergie dans ce pourquoi elle était venue : s’amuser, sans restriction ! Dans une ambiance particulièrement bouillonnante. L’entraide a été de mise tout au long du week-end, notamment au moment de sortir les véhicules du champ à grands coups de giclées de boue ; un esprit de fraternité s’est créé ce week-end là, comme un air de dire « On l’a vécu, et on l’a vécu ensemble ».

 

surf4

 

Même si cette soirée n’a pas pu remplir toutes ses promesses en terme de renflouement de caisse, le projet Ulule, qui de son côté ne craint pas la pluie, a pu aboutir. On attend donc la suite avec impatience !

 

 

 

Azµl

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

<< Retour à la page précèdente

<< Retour à l'accueil : Toutes les sorties à Rennes