Report – Odezenne @ Antipode

 

Trois ans. Depuis trois ans, à chaque soirée, l’un de nous entame « Tu pu du cu« . C’est vous dire combien l’attente fut particulière depuis l’annonce de leur passage à l’Antipode MJC de Cleunay. Et on en a pas loupé une miette. 

 

Révisions des classiques à l’appart avec les copains, on finit rapidement à vingt. J’ai pas dis à jeun. Deux petits chatons fraichement débarqués observent la scène. 21h, top départ. Devant la salle, ambiance bière-clope détendue. Rien qui ne laisse présager de l’importance symbolique de ce concert. Premier live de leur tournée d’hiver après un passage au festival des Inrocks à la Cigale, date de sortie de leur 3e album et début d’une reconnaissance artistique qui risque d’exploser prochainement au grand jour. Car pour l’instant, on avait l’impression que l’indépendance voulue du groupe les cantonnait à un public plus restreint.

 

 

Premières basses, on entre, coup de tampon sur le bras. La salle est pleine, les lumières rouges chatouillent la rétine, les deux rappeurs prennent le micro. Une gratte/contrôleur-midi et un batteur complètent la scène. Loin du rap classique avec ses MCs et DJs, Odezenne participe à la nouvelle vague du rap français depuis quelque temps. Premier test pour ce set tout neuf issu en partie du 3e album, Dolziger Str. 2. Pour le coup, le mixage n’a pas vraiment mis les textes en valeur, la faute aux basses bien trop présentes. C’est dommage pour un groupe réputé pour son écriture.

 

 

Les titres s’enchainent, nos rappeurs transpirent. Pas de petite salle pour eux, ils donnent leur énergie avec une grande modestie. Le public apprécie sans s’emballer. C’est sans compter cette déclaration d’amour sans équivoque de la part d’Alix et Mattia : « JE VEUX TE BAISER ». Sans doute la plus belle des excuses pour attaquer un collé-serré. Et recevoir potentiellement un râteau mémorable. Toujours est-il que la température grimpe subitement, le public est embarqué. La suite n’est qu’une autoroute mouillée entre nouveaux titres efficaces et morceaux éprouvés. Dédicace au gars qui a demandé « Bûche » pendant tout le concert avant de se faire rembarrer, car réservé au final. Final grandiose soit dit en passant, s’aventurant sur du gros son techno.

 

 

Du tout bon. Peu de doute qu’Odezenne prenne la route des festivals cet été, et au passage rincer Nekfeu et ses copains. En attendant, il reste quelques places pour leurs prochains concerts sur leur site.

 

 

Corentin Kieffer

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