Report : Jeff Lang + Max & Lys @ 1988

Par Jeremy, le 29 mars 2014

  

Mercredi 26 mars 2014 @ 1988 Live Club

  

 

Après avoir accueilli des artistes aux influences blues-jazz tels que Bernard Allison ou bien encore Kellylee Evans, le 1988 devient peu à peu le club de référence pour les amateurs du genre à Rennes. 



21h15: Max & Lys.

Moustache pour lui, rose pour elle. L’entrée de ces deux artistes se fait plutôt timide. Lorsque l’on connait la pression qu’implique une première partie, cela ne nous parait guère étonnant. Bottleneck* (littéralement: goulot de bouteille) sur l’auriculaire gauche, Max Genouel s’empare de sa Telecaster qui, elle, est branchée à une amplification à lampes Fender Hot Rod. Les riffs qui suivent sont directement inspirés de la musique Blues afro américaine des années 30. Etrange sensation d’être projeté dans le film « O’ Brother » des frères Cohen. Sur ces sons métalliquement chauds et agréables à l’oreille vient s’ajouter une voix. Lys Cogui. Douce créature venue de « je ne sais où » au timbre légèrement rocailleux. Elle enchaîne refrains et couplets tout en swing, et ce pendant une dizaine de morceaux. Max & Lys nous étonneront tout au long de leur prestation. Notamment avec des solos d’harmonica à en couper le souffle. C’est ainsi que ce duo éveillera la curiosité de chacun et finira par laisser place à Mister Lang. 

*Le bottleneck est un object cylindrique, en verre ou en métal que l’on fait glisser sur les cordes, ce qui donne un son instable et chaud.

 




22h00: Jeff Lang.

Avant de commencer, le parolier australien (auteur, compositeur, interprète) nous invite à nous rapprocher. La scène du club devient alors un peu plus intimiste. A même le sol, le spectateur s’assied. Quant à Jeff, il prend place sur sa chaise et commence à faire sonner sa lap steel en bois, une guitare de type hawaïenne qui se joue à plat sur les cuisses. A l’aide de son botlleneck, le virtuose commence… Une voix retentit, un accent américain très prononcé, semblable à l’accent du sud des States (redneck). De loin, tout ce qui paraitrait désagréable ne l‘est pas; et s’accorde parfaitement avec le son instrumental métallique. Forte intensité musicale ; Lang s’approprie la scène et poursuit. Maintenant en confiance, les yeux fermés, on se laisse facilement guider par le style blues-roots-ballade et le génie de ce multi-instrumentiste. Deux heures de live s’ensuivent. Dernier morceau. La musique électrise la salle en une parfaite osmose. Elan pulsionnel, voilà que Jeff crie dans le corps de sa guitare. Fin. Applaudissements interminables, ce qui pousse le musicien à revenir sur scène. Histoire de nous apaiser, l’artiste a la brillante idée d’interpréter une ballade. Ce qui marquera pour de bon la fin de ce show, pour le moins réussi.


 

 

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