[Report] Fatras à Transat en Ville

   Il fait bon en ce début de soirée. La température de ces derniers jours est redescendue et l’air est redevenu respirable. Arrivé devant l’entrée du Parc de Maurepas, j’entends déjà les premières notes de Fatras, le groupe programmé ce soir dans le cadre de « Transat en ville ». Bizarre,  je ne suis pourtant pas en retard : on est toujours surpris dès qu’un concert commence à l’heure !

 

Fatras à Transat en ville / Photo Franck Belloeil 

 

D’un pas un peu plus pressé, je me dirige vers le centre du parc où se tient le concert.  Sur place, la foule est déjà présente et nombreuse. Pas la peine de chercher, tous les transats sont pris. Certains ont même prévu le coup en amenant leur propre chaise pliante. Malin !!!

 

Je me dirige du coup au plus près de la scène, en évitant d’écraser les mains des gens assis dans l’herbe. Un rapide coup d’œil m’informe que le public ce soir est très hétérogène : il y a là vraiment tous les âges : cela va du groupe d’ados s’encanaillant de quelques bières,  du jeune couple d’amoureux s’bécotant dans l’herbe, de la famille venue pique-niquer avec leurs enfants, jusqu’aux personnes plus âgées. Un seul point commun réunit tout le monde : la bonne humeur. Tous ont déjà le sourire. Et pour cause, il suffit de regarder la scène et voir les 9 musiciens se donnant à fond pour nous embarquer dans leur univers.

 

Fatras à Transat en ville / Photo Franck Belloeil

 

Fatras nous présente ce soir leur spectacle de rue « G.A.S.T.O.N », spécialement amplifié pour l’occasion. Ce groupe se distingue d’abord visuellement par leur originalité vestimentaire. Tous les musiciens sont costumés et/ou maquillés.  Leur musique se situe dans la droite lignée de la chanson française, une sorte de mélange des « Têtes raides » et de « Mano solo », qui auraient pris de la drogue-qui-fait-rire, tellement leur musique est entrainante et joyeuse.  On virevolte entre le rock, le swing et le jazz manouche.  

 

Avec les interludes théâtrales entre chaque morceau, Fatras nous prend par la main depuis le début et ne nous la lâche plus. Plus qu’un concert, c’est une véritable histoire qui nous est raconté à travers les chansons, évoquant des bouts d’aventures de ces différents personnages incarnés par les musiciens.

 

Fatras à Transat en ville / Photo Franck Belloeil

 

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L’interaction s’opère facilement avec le public même si au début, Fatras doit nous bousculer en nous chambrant gentiment du genre « ça bouge pas beaucoup ici, on se croirait à Nantes ». Mais la sauce prend vite. Ici où là, les applaudissements se font de plus en plus forts, les rires plus spontanés. Certains spectateurs viennent même danser devant la scène à la demande du groupe, une valse aura même lieu entre le guitariste et une jolie jeune fille du public (j’aurais dû apprendre à jouer de la guitare…!)

 

Fatras à Transat en ville / Photo Franck Belloeil 

 

Pourtant peu habitué à ce genre de musique, je me laisse embarquer facilement. L’ambiance, le fait de voir ces musiciens déployer autant d’énergie sur scène (entre le batteur qui monte sur sa batterie, le chanteur n’hésitant pas à s’avancer dans le public, et les sauts de l’accordéoniste), le ciel bleu et ce côté nature contribuent véritablement à la réussite de la soirée. Et puis, il faut dire que le show est drôlement bien ficelé, pas un seul temps mort, pas une fausse note !

 

 

Une heure et quart plus tard, le show se termine. Je pense que ce n’était finalement pas prévu (ou alors ce sont de sacrés bons comédiens) mais au vu de la ferveur du public, Fatras revient nous rejouer un dernier morceau pour bien finir la soirée.

 

 

Belle découverte, et bonne soirée.

 

 

© politistution

 

 

Toutes les photos du concert par © franck belloeil

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