Report : Ethereal Db Company fait danser les farfadets au clair de lune

Par Capitaine Tortue, mardi 28 mai 2013

 

« A la première patte d’oie, à droite. A la seconde patte d’oie après la ferme, à gauche, puis prendre le petit chemin. On est au bout ».
L’info nous rappelle les beaux jours des free-parties, lorsqu’il fallait se prêter à ce jeu de piste. Couper le moteur, tendre l’oreille, se perdre dans maints chemins boueux avant d’y arriver. Arriver tard dans la nuit déjà avancée : telles sont les contraintes de la clandestinité.
Sauf qu’ici, on arrive en plein après-midi : le terrain a été loué, l’info a donc été donnée bien en avance. Et ici, point de donation, mais une liste de participants. Un peu comme à une réception. « Oui mais y fallait quand même payer ! » me direz-vous. Et à une réception, est-ce que vous venez les mains vides ?

 

Enter the Doof

 

On nous remet un joli bracelet. Un laisser-passer ? Pas vraiment, car le site n’est pas clôturé, et il n’y a pas de service de sécurité pour contrôler. Non, ce bracelet, c’est plutôt comme un symbole d’appartenance à la famille. Car l’atmosphère est clairement familiale dans cette clairière. On se connait tous plus ou moins de vue à force d’arpenter les mêmes soirées.

 

Billy Ze Kick

 

C’est Billy Ze Kick qui inaugure les festivités. Petit concert de fin d’après-midi, dans l’herbe au soleil, qui nous fait repartir dix ans en arrière, à l’époque où on pensait encore que « mangez-moi » ça parlait de fraises tagada…
Franchement, cette soirée c’est un mélange entre la liberté des free-parties (pas de clôture, parking autour du son) et le confort des festivals trance (son, déco, éclairage, canap’, moquette, bière pression, crêpes bio, tchaï, spectacles de feu…), ce qui me fait dire que le président a tenu parole quand il disait dans son interview « on prend le meilleur des deux cultures ».

 

tchai

 

Musicalement, on fait de belles découvertes. C’est très rare d’entendre de la psygressive sur la scène principale. Ici, ce style encore peu connu est à l’honneur puisqu’il est chargé de chauffer le dancefloor. La psygressive, c’est une espèce de force tranquille, mais très psyché, avec parfois de belles mélodies. Ce serait un peu le fruit d’une copulation entre minimal, progressive et psytrance.
On sait que cette tranquillité ne va pas durer. On commence à les connaître les Ethereal ! Ils ont un petit penchant pour la machine à laver, et puis l’araignée géante qui abrite la console est là pour nous prévenir : cette nuit ça va être daaark !

 

 

 

Araignée Ethereal Decibel  

Mais finalement, la dark, quand c’est bien amené, ça fait pas si peur. On passe doucement de la psygressive à la prog, puis à la psy, on commence à s’énerver avec la forest, puis ça passe à la dark. Moi qui suis plutôt réticent en général, je me suis surpris à danser une bonne partie de la nuit là-dessus. Les effets de la pleine lune ? Sûrement ! Le bon réglage de la sono et les quantités de tchaï absorbées pour parer à la température (négative !) y sont également pour quelque chose.

Spectacle de feu Ethereal Decibel Company

Des spectacles de feu durant la nuit.

  

voitureMain

C’est un peu comme le ciné en plein air : on vient profiter du son en restant bien au chaud dans la voiture.

 

Néanmoins, la dark ça reste du pipi de chat à côté de ce que nous prépare Drakko. Ça swing à 180 BPM au petit matin, et je danse toujours. C’est sans doute le fait de se reprendre 15 degrés en une demie heure avec le lever du soleil qui me file des ressorts aux talons !

 

DJ matin

 

Le soleil monte, monte…et à l’inverse les BPM descendent, et on retombe sur un set de psytrance bien énergique (Hashashin) qui me souffle que non non, il faut pas aller se coucher maintenant.

J’aurais bien sautillé sur de la bonne progressive pour célébrer le soleil ! Mais bon, j’le cris pas trop fort, parce que connaissant les loulous : y vont me dire d’aller me faire cuire un steak chez les Rainbows !

 

Ethereal decibel company
 

La suite de la journée s’enchaîne sur de la goa, acid trance, techno et minimal. On quitte les couvertures de survie pour la crème solaire, et c’est l’heure d’une petite sieste sonore dans les herbes hautes.
Les schtroumpfs n’ont pas l’air de faire confiance aux farfadets pour reprendre la route. C’est pas grave on a le temps. J’ai eu la bonne idée d’emmener des vélos, ce qui nous permet de nous rendre compte de la beauté de cette contrée du Centre-Bretagne lors d’une petite balade dans les environs. Vraiment, il y a des bonnes ondes par ici !

 

 

C’est les poumons pleins d’air pur, et la tête pleine de bons souvenirs, de rencontres et de découvertes que je vous écris ces lignes. Un grand  bravo aux Ethereal Decibel Company pour cette 2ème édition en open-air, qu’on espère pleine de suivantes.

 

Vive la trance bretonne !

 

 

 

Capitaine Tortue

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