Report : Digital Mind Travel – Un voyage entre les mondes

Cette histoire-là est de celles qui se racontent autour d’un petit feu dans une forêt humide et touffue aux fins fonds du Brésil. L’histoire d’un voyage, au gré des danses et du thé, dans une contrée riche en sensations de tous bords. Mystère ? Mythe ? Non.

 

C’est l’histoire d’un simple évènement. Artistes de tous bords, faiseurs de sons, de thé, acteurs de la scène Psytrance, Techno, Cumbia, magiciens du psychédélisme et marchands divers, c’est dans une grande richesse d’âmes que se déroula cette soirée. L’on pouvait à loisir danser dans le « marécage » sur une musique électronique enlevée, rapide, tantôt forestière, tantôt sautillante ; ou marcher vers la « plage », savourer un chaï chaud entre amis dans une échoppe haute en drôleries sur un fond de musique plus calme, propice à la détente toute en saveurs… Les amoureux de la Techno disposaient également d’un endroit taillé sur mesure, aux décorations mécaniques illustrant une musique à tempo plus lent, tantôt mélodique et caressante, tantôt plus froide et métallique, toujours pointue.

 

La scène techno « Floating stage »

 

L’immersion dans l’univers proposé était nette et profonde : notamment grâce aux décorations du lieu. Dans la salle Psytrance, de grandes tentures psychédéliques plaquées aux murs étaient animées par une batterie de vidéoprojecteurs donnant une réelle impression organique à l’ensemble, un mouvement visible, palpable, encore plus qu’avec de la fumée et des lasers, et autant qu’avec une forte dose de bon acide. Des arbres curieux, des lianes à l’affût, guettaient, attendaient le spectateur pour l’emmener ; des figures mystiques et des yeux inhumains se déformaient au gré des sons sur tous les murs de la salle.

 

 

Se promener de la scène principale vers l’étage en passant par le Chill-out était une affaire intéressante. Imaginez-vous danser en pleine jungle, aux côtés de créatures d’origine inconnue aux cris inhabituels chantant la Darkpsy, puis découvrir sans transition la mer avec sa plage de sable fin sur fond de Psydub ou d’Electro-Balkan, pour finir dans un paysage lunaire enfumé et peuplé de droïdes, dansant aux rythmes lourds d’une techno percussive… Une fois apprivoisé, le lieu trouvait son naturel, s’imposait en tant que maison éphémère pour les quelques 800 personnes le peuplant ; la configuration du Kosmos était vraiment adaptée à l’ensemble.

 

 

 

Mais les possibilités d’explorations ne s’arrêtaient pas là ! Car il était également possible de s’évader sur le parking pour un ravitaillement ou une balade au clair de lune, ce qui est toujours appréciable pour une soirée en intérieur. On danse, on se pose, on sort, on va faire un tour, on parle, c’est fluide, le service de sécurité est pro, souriant et pas intrusif. 

Entre la liberté, la déco, l’immersion, la diversité d’ambiances, le line-up à la fois ultra-pointu et varié, c’est une association d’acteurs réussie : ce n’est que trop rare de réunir tous ces paramètres avec autant de brio !

 

 

La Digital Mind Travel annonçait juste, et cette soirée a été un véritable voyage dans la jungle de l’art numérique moderne et du psychédélisme.

 

 

 

Azµl.

 

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