Report : Crash ta thune #1

Crash Ta Thune No.1, vendredi  16 mai 2014 @ 1988 Live Club

 

Finir la semaine avec un concert, c’est quand même le top. Direction donc le 1988 club pour la première soirée organisée par le collectif Essuie ça vite et bien. Et même si leur association est à peine née, ils l’annoncent : cette soirée ils l’ont organisée vite… mais bien !

 

Crash ta thune #1

 

Le trio canadien de Doomsquad arrive. L’une d’eux, avec ses chaussures à poils, tente de nous expliquer la signification de leur tee-shirt. C’est le calendrier « naturel », nous comprenons lunaire. Dessus, les dates de naissances des 3 frangins. Puis ils partent s’installer en loges.

La salle est peu remplie, une dizaine de personnes tout au plus. Les deux sets programmés n’ont pas attirés beaucoup de curieux. Le temps que Doomsquad terminent de brûler de l’encens et les lumières s’éteignent. Le rituel continue quand les deux sœurs et le frère enlèvent leurs chaussures en arrivant sur la scène.

 

Crash ta thune #1

 

L’ethno-techno à la sauce Doomsquad commence dans une ambiance intimiste avec un air de flûte accompagné de vibes psychés taillés dans le mystère. Et si le groupe semble prêt à nous faire voyager dans une espèce de transe, le public ne semble pas attrapé.

Le trio Doomsquad ne se décourage pas et augmente la cadence. Les sœurs dansent face à face et jouent d’instruments africains alors que le frère se lâche avec sa guitare.  On a plongé. Mes voisins semblent absorbés, comme la salle, comme moi.

 

Crash ta thune #1

 

Apothéose quand une des frangines se lance au milieu de la salle pour leur dernier titre. Tant mieux, la salle s’est un peu remplie.  Avec cette danse quasi-chamanique, le public – timide – commence à bouger. Dommage, c’est la fin.

Durant la pause, entre pause clope, bière et discussions, l’ambiance monte un peu. Certains parlent de cette première partie qui semble finalement avoir convaincu. D’autres entament un concours de pool dance aussi délirant qu’acrobatique. Avec tout ça, on se prépare surtout pour la suite..

 

Crash ta thune #1

 

22h, Judah Warsky arrive avec ses synthés.  Un à gauche, l’autre à droite, la pénombre et seulement une lumière bleue pour qu’on puisse le voir. C’est parti.  On reste tous presque silencieux à écouter les premières notes de son nouvel album.

 

Crash ta thune #1

 

Après son premier morceau, Judah nous interpelle, se présente, parle de train, de Brest, de s’endormir dans le train, de rêver de s’endormir dans le train, de rater son arrêt mais finalement non.
Le train est bien arrivé. Et il est bavard. Il y en a aussi dans le public, des bavards. Alors voilà qu’un jeu de vannes commence avec l’artiste. Bref, la musique ? Ca repart. Après un voyage en orient, on arrive à Bruxelles, capitale de l’Europe. Il nous chante cette ville, titre de son album, où il ne vit pas. Bruxelles, capitale de l’Europe. On aurait bien envie d’y aller finalement, à Bruxelles, capitale de l’Europe.

 

Crash ta thune #1

 

Le collectif Essuie ça vite et bien a tenu son pari : nous faire voyager. Après l’Afrique, l’Orient et la Belgique, la soirée se termine. Les motivés se retrouveront quand même au Moon Station pour un after avec Kiwisubzorus et Jean Wave. 

 

Sandra

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