Report : Clôture du festival Urbaines

Par Mélyssa, le 27 mars 2014

  

Samedi 22 mars 2014 @ MJC Antipode

 

 

Si je vous dis «  URBAINES  », c’est bien à un événement dédié exclusivement à la culture hip-hop que vous pensez  ? Il est vrai qu’on pourrait s’y méprendre… Toutefois, en jetant un œil aux rendez-vous proposés, on constate que l’éclectisme y est de rigueur (créations de fresques murales, marathon photo, concerts…). Puisque, oui, c’est ça l’esprit d’URBAINES  : mettre en avant l’aspect novateur et la diversité des pratiques émergentes afin de les proposer à un large public. D’ailleurs, si je vous dis maintenant que l’événement s’est clôturé par quelques sets de techno underground qui vous mènent jusque tard dans la nuit, vous me croyez  ? 

 

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Samedi soir aux alentours de minuit, ça remue devant l’Antipode  ! Et même si ça caille à l’extérieur, on se joint à la file sans râler ; l’enthousiasme de certains est contagieux et tous semblent prêts à se trémousser jusqu’au petit matin. Il faut dire que la prog nous avait mis l’eau à la bouche  : Ange, Livity Sound, Levon Vincent (!) puis Pariah pour finir en beauté. Les amateurs de bon son se sont passé le mot puisque la page de l’événement affiche complet quelques heures avant le début des concerts. 

 

Après avoir passé les contrôles d’usage, on règle très vite les derniers détails (vestiaire obligatoire + tickets boisson à prévoir pour ne pas être pris par la foule). Le bar et le vestiaire sont concentrés dans la partie chill out, où l’on peut venir détendre ses petites jambes en profitant de gros canaps bien moelleux en cas de fatigue passagère, le tout sur fond d’électro swing. Il faut aussi noter la sympathie des bénévoles tout au long de la soirée.  

 

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Un petit tour dans la salle où Ange (Discombre) a entamé un warm up très électronique. Le son est dark, lourd, mais pas oppressant et tout s’enchaîne de façon assez fluide, rendant l’ensemble du live très harmonieux. Par ailleurs, soulignons le travail des techniciens ; au fond de la scène une lumière bleutée est projetée en un épais voile sur de petits écrans, l’atmosphère est d’autant plus mystique. Et même si la salle est encore loin d’être remplie, on s’approche de la scène pour entamer quelques pas de danse.

 

 

 

 

Après 45 minutes de live, le collectif Livity Sound, qui nous arrive de Bristol, prend place. Au bout de quelques minutes, le ton est lancé ; plutôt inhabituel, le son est posé mais pas longuet et il suffit de fermer les yeux pour se laisser emporter loin, très loin… (en fermant encore plus les yeux, on pourrait s’imaginer devant un soundsystem dans une prairie en été, sur les coups de 8heures du mat). 

 

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Leur live reste néanmoins inqualifiable puisqu’il mélange plusieurs genres comme la techno, la grime (so British!), genres auxquels viennent s’ajouter des basses bien fortes et des tas de percussions. Certes, le style est atypique, mais il vaut vraiment la peine d’être écouté. 1heure45 pétante  : le live s’achève déjà et on regrette que le trio ne l’ait pas fait durer quelques minutes de plus. 

 

Petit bémol toutefois pour les coupures entre chaque sets ; la foule aurait probablement préféré de jolies transitions à chaque changement d’artiste, histoire de ne pas être coupée net dans son élan. 

 

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Maintenant que la salle est comble, c’est au tour du très attendu Levon Vincent, tout droit venu des USA, de nous faire bouger pendant 2 heures de set. Ses tracks sont le fruit d’un dosage parfait entre house américaine à ses origines et musique électronique actuelle. Il vient rassasier les nostalgiques de la acid house des années 90 (et les autres, aussi  !), tellement ses sons transpirent l’énergie d’antan. On se laisse très vite happer par de grosses basses bien rebondissantes, les morceaux sont enivrants et particulièrement bien rythmés ; 2 heures pendant lesquelles la foule est comme en suspens, et,…comment ça, c’est déjà fini  ?!

 

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Un petit brin d’air à l’extérieur histoire de reprendre ses esprits ; ce qu’il y a de bien à l’Antipode, c’est que la salle n’est jamais trop bondée, même quand la soirée affiche complet. On peut ainsi voguer un peu partout sans se faire marcher dessus. Dans la cour, l’ambiance est conviviale ; on partage une bière ou une cigarette avec son voisin, on peut engager la conversation sans peine, et au vu de la bonne humeur qui suinte de cet endroit, tous ont l’air de s’éclater  ! 

 

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Puis vient la grosse surprise de la soirée  : le set de Pariah  (moitié du duo Karenn). A l’entrée, on peut presque sentir la chaleur qui émane de la salle, et il est vrai que ses tracks nous donnent envie de nous dépenser jusqu’à pas d’heure. La cadence s’est accélérée d’un cran (ou deux), on passe maintenant en mode ultra techno et la foule bouillonne au rythme de sons électroniques bien pêchus pendant 2 heures. 

 

En résumé, cette soirée aura été une pure réussite, notamment en ce qui concerne le choix des artistes et leur ordre de passage, bien crescendo comme il faut. Encore une soirée rennaise qui sort des sentiers battus et qui a su remettre le son électro underground au goût du jour. 

 

 

Mélyssa

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