Report : la Midweek#5 au Pym’s

Par Capitaine TorTue Jeudi 21 Mars 2013

 

La Midweek commence à faire sérieusement parler d’elle dans le paysage électro Rennais. Oui MAIS…ça se passe en boîte de nuit. Alors, faut-il franchir le pas pour les allergiques du bling bling ? Je dirais que ça dépend de votre seuil de tolérance, et de l’amour que vous portez à cette musique.

 

 

Vidéo par HS the HUB

 

 

Il y a ces choses complètement aberrantes qu’on ne voit qu’en boîte de nuit. Bon, il faut leur laisser : au Pym’s, au moins, on n’a pas besoin de s’habiller comme un ministre pour venir transpirer et se faire vomir dessus : ici on ne se fait pas reluquer de haut en bas à l’entrée, et ça c’est déjà un point qui n’est pas acquis dans tous les établissements. Mais alors le concept du vestiaire obligatoire c’est quelque chose. A peine a-t-on fini la queue pour payer son entrée qu’il faut se replonger dans une file interminable et turbulente pour aller consigner ses effets personnels. Cette queue est d’autant plus oppressante qu’elle aurait pu être évitée en assignant plus qu’une seule personne pour s’occuper de toute la garnison de clubbeurs.

 

Pour finir sur les joies de la boîte de nuit, on citera parmi tant d’autres le système de tarification de nuit qui donne la désagréable impression de n’être que des vaches à lait, mais surtout la dernière en date : l’interdiction de boire son verre sur le dance-floor, qui enlève définitivement toute convivialité à l’expérience.

 pyms

 

Bon, assez craché sur le lieu, y a pas que des mauvais côtés : l’endroit est grand, on ne se marche pas dessus, il y a de confortables banquettes, mais surtout; surtout il y a un sound-system de qualité. Les basses sont propres, profondes et sans résonance, ce qui est un luxe dont peu de bars ou salles de concert peuvent se vanter. En bonus, il y a les visuels triangulaires made in Midweek qui sont toujours du plus bel effet.

 

 

Musicalement, on a droit à du live techno / électro sur machine tout au long de la soirée, et ça c’est génial. D’autant plus que les artistes sont au même niveau que le public et sans crash-barrière, ce qui nous permet de contempler leurs moindre faits et gestes. (Néanmoins on peut prédire l’établissement d’un périmètre de sécurité à la prochaine édition pour séparer les zouaves du premier rang du matos de son).
Mon coup de cœur de la soirée : Camille Rodriguez, un personnage très charismatique. Ce gars-là travaille sur 8 machines à la fois (dont un iPad et une Korg ER-1, c’est vous dire le vortex temporel !). En plus, il gesticule comme un singe et nous retransmet donc sa musique à la fois auditivement et visuellement, ce qui est super important chez un DJ ! Jugez par vous-même. (vidéo hors Midweek)

 

 

 

En ce qui concerne le public : c’est jeune, très jeune…si certains sont sympas et très drôles, d’autres sont franchement relous avec leur attitude désinvolte. Et ne vous attendez pas à des excuses lors des trop fréquentes bousculades : la plupart sont tellement arrachés qu’ils ne vous calculent même pas.

 

 

EN CONCLUSION je dirais que la Midweek est une très bonne soirée si tu corresponds à l’un des profil suivant : soit tu es un jeune étudiant plein d’énergie et tu veux te défouler sur de la bonne musique et draguer des nénettes artificiellement dévergondées, soit tu es un véritable amoureux de la musique électronique et dans ce cas là tu feras facilement abstraction de l’entourage pour te focaliser sur les pointures qui se produisent devant tes yeux ébahis. Pour les autres, allez-y quand même, soyez curieux ! Mon avis n’engage que moi.

 

Capitaine TorTue

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