[Interview] Pastoral Division au festival Visions

Soif2rennes – Pastoral division, pouvez-vous vous présenter ?

 

Pastoral Division

Sébastien : Le groupe existe depuis 2009. François et moi, on se connait  depuis le lycée, il y a de cela  une quinzaine d’années. On  est tous les deux issus du Finistère sud à Quimper.

 

On a eu un autre projet avant : « FATHER AND PIMP », plutôt à tendance folk et c’est à ce moment-là que  l’idée a émergé de faire un truc plus électronique, d’aller vers quelque chose de plus contemporain. Du coup, on s’est mis à bosser que tous les deux  et à maquetter chez nous.

 

 

François : Le duo nous va bien car nous avons une forte contrainte « géographique ». Actuellement, on habite à 350 bornes l’un de l’autre (entre Caen et Brest)  donc  cette  formule est très pratique. Du coup, quand on se voit, on se fait de grosses sessions de répétitions,  du genre sur un weekend end entier.

 

 

Sébastien : Au début c’était fastidieux car il fallait tout mettre en place. Le fait de travailler à distance fait que les morceaux  sont créés sur ordinateur et du coup, ils ont beaucoup de couches et de nappes. On a donc dû faire plusieurs séances de deux trois jours enfermés à essayer de tout recréer « live ». L’idée étant bien sur de réussir à rejouer et refaire les morceaux  « live » à deux sans utiliser de bandes derrières. On déclenche juste certains samples mais toujours en direct. Avec le temps, maintenant que l’on a bien bossé et  que l’on se connait bien, on arrive même à intégrer de plus en plus un côté « impro », comme faire durer des sons, quelques trucs etc…

 

 

 

Soif2Rennes – Votre album sera équitablement bilingue mi Français, mi Anglais, est-ce une prise de risque volontaire de votre part d’utiliser la langue de Molière  ??

 

Sébastien : Pour nous, on ne le ressentait pas au début comme une prise de risque, le fait de chanter en Français. Ce sont plus les réactions autour de nous qui nous l’ont fait prendre comme tel. Au départ, ça nous semblait naturel de chanter en français puisqu’on écoute autant de musique Anglo-Saxonne que Française. Cela fait partie de notre culture, on aime l’écriture de Miossec, Dominique A, Diabologum par exemple. Dans les années 90, on a été bercés par le label nantais Lithium et c’est cela qui nous a réuni tous les deux finalement, on écoutait la même chose.

Aujourd’hui ça parait étonnant de chanter en français, soit on nous fait rentrer dans une sorte de catégorie, genre une espèce de mode alors que c’est pas du tout le cas. Il n’y a aucun opportunisme chez nous. Nous, c’est un réel plaisir de jouer avec la langue Française. Il y a même des morceaux que l’on a fini par abandonner en anglais. On trouvait que cela n’était pas assez « incarné » avec la langue anglaise.

 

 

François : Et puis de toute manière, ce qui fera la différence c’est la musique derrière. Là on se rend compte que ce n’est pas de la  « chanson française » c’est ça qui est intéressant.

 

 

 

Soif2rennes – Du coup, écrire des textes, choisir ses mots, composer, tout cela semble réfléchi : comment appréhendez-vous la scène et le live  ??

 

Pastoral DivisionFrançois : Le processus de composition et la scène sont vraiment deux choses différentes. Quand on compose, on aime être chez soi, chacun de son côté pour tenter des choses et expérimenter. Au contraire, être sur scène, c’est moins mental, c’est plus brut. Mais on aime les deux finalement.

 

 

Sébastien : Pour l’instant en live, on garde le fait de ne jouer qu’à deux,  on a encore beaucoup de chose à faire. Beaucoup nous demandent si l’on ne va pas étendre le set avec d’autres musiciens. Pour l’instant, on veut exploiter à fond cette formule du duo. A l’avenir, peut être que nous intègrerons des « featuring ».  

De toute manière, on arrive au bout d’un cycle, cela fait deux ans que l’on fait des concerts suite à la sortie de l’EP… on est arrivés à quelque chose où l’on est à peu près content. L’album va bientôt sortir, on va donc devoir tout remanier scéniquement. On peut dire que ce soir, c’est le dernier concert sous cette forme-là.

 

 

François  On a réussi à s’adapter à tous types de scènes parce que l’on ne fait pas tout le temps des petites salles ou des festivals comme aujourd’hui D’ailleurs c’est notre premier festival, c’est un peu l’inconnu, on ne sait pas comment va réagir le public festivalier.

 

 

 

Soif2Rennes – Justement en parlant du label qui vous suit et organise ce festival avez-vous d’autres supports pour vous aider dans votre démarche artistique??

 

Pastoral DivisionFrançois  On est accompagnés sur la production scénique et discographique par la Carène, la salle des musiques actuelles de Brest. Les Disques Anonymes nous diffusent aussi pas mal quand même. On a eu pas mal de concerts grâce à eux. Ça fait deux gros soutiens assez précieux. On a aussi un contact à Caen qui nous fait beaucoup jouer.

 

C’est l’avantage d’être à deux endroits différents : ça a des contraintes logistiques assez importantes, mais on se rattrape sur ce coté-là.

 

 

Sébastien   Et puis, un peu comme les Disques Anonymes, il y a aussi des associations qui font des concerts 3 ou 4 fois par semaines et qui font bouger les choses en France. Ils font venir des groupes de partout. Et ça, c’est bien d’appartenir à ce réseau et de se créer  un petit collectif, où l’on partage tous les mêmes goûts musicaux et les mêmes valeurs, c’est toujours chouette, le contact est plus facile et il y a beaucoup d’échanges entre les groupes et cela est très précieux.

 

 

 

@politistution pour Soif2Rennes.

Toutes les photos du festival VISION#1 par Franck Belloeil ici.

 

 

Pastoral division :

Leur Bandcamp

Leur page Facebook

 

 

 

 

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