[Interview] Fatras

Directement après leur concert donné au parc de Maurepas (voir report), Fatras a gentiment accepté de répondre à nos questions, histoire d’en apprendre un peu plus sur eux. C’est donc sur un banc tranquillement installé près de leur loge (disons pour être précis « leur tente  servant de loge») que « John Mc Feller » s’est confié pour soif2Renne en toute simplicité.

 

Fatras 

FATRAS, votre dossier de presse parle de 8 musiciens et pourtant vous étiez  9 ce soir sur scène ?

 

Fatras : Ce soir nous avons joué G.A.S.T.O.N, notre « spectacle de rue » et effectivement nous sommes bien 9 musiciens sur scène.  Nous avons également un autre spectacle mais plus électrique, basé  sur l’album Virevoltage (sortie en 2012, ndlr) où nous sommes par contre là que 8 musiciens.

 

C’est  tout simplement notre sonorisateur de notre autre spectacle qui est le neuvième dans le spectacle G.A.S.T.O.N. Il tient  le rôle de Gwenguy Maindale et  joue des percussions. Vu que c’est  un  bon musicien, c’est un batteur de jazz qui touche à tous les styles, on s’était dit que ce serait quand même con de ne pas l’intégrer dans ce nouveau spectacle. On lui a donc proposé et il a accepté.

 

 

GASTON, de la création à la mise en scène…

 

Fatras : Cela s’est fait en plusieurs étapes. D’abord la première étape fut l’élaboration des textes par Matthieu (ou Gaston cheval). C’est lui qui a écrit tous les textes  en suivant une trame, une idée d’histoire, qui raconte celle d’un monsieur  Loyal qui voyage, et qui rencontre des personnages incongrus, atypiques.

 

Les textes ont aussi été écrits par rapport au tempérament de chaque musicien… « enfin plus ou moins. Moi, par exemple, je joue le rôle d’un gros salaud, je ne pense pas en être un » (rire) Mais on a voulu faire des personnages qui se marient bien avec l’imaginaire de tous.

 

FatrasLa musique fut ensuite  composée par l’ensemble du groupe et représente bien l’univers musical de chacun des membres. D’ailleurs c’est souvent le musicien, enfin le personnage en particulier, qui a composé le début de son morceau et ensuite le groupe est venu se greffer dessus.  Une fois la musique et les chansons créées, c’est à ce moment-là que nous avons pu imaginer une mise en scène.

 

Déjà pour les costumes, on a été assez libre pour les travailler à nos gouts : on a tous ramené des trucs pourris au début, on se faisait fait « bouler », du coup fallait trouver d’autres idées…ca évolué un petit peu mais là ça commence à être à maturité.

Ensuite, on a eu 3 jours de mise en scène avec un monsieur qui s’appelle Jeremy Robert, de la compagnie Troisième acte. Sur ces 3 jours, on a essayé de trouver un compromis : on part du principe que le spectacle  n’est pas une pièce de théâtre, mais bel et bien un concert où l’on intègre des petites phases théâtrales. Cela n’a pas été facile de placer le curseur , de se dire que si l’on part trop dans le théâtre, on va virer  dans le cabotinage  et on ne sera pas dans notre élément. 

On a donc tenté de trouver le juste compromis. Cela passe par quelques déplacements, et quelques coups de théâtre.  Sachant que dans le groupe, il y a 3 membres qui ont des capacités de comédie, dont Matthieu, notre chanteur qui est issu du monde théâtral, c’est donc à lui de créer cet imaginaire pendant le show…nous ne faisons que le suivre et l’aider…

 

 

Et l’intermittence dans tout ça  ?

 

Fatras : On fait tous maintenant que de la musique. Certains ont perdu leur intermittence mais sont partis pour la récupérer bientôt, d’autres le sont depuis des années et  logiquement on devrait tous l’ être à la fin de l’année, j’espère en tout cas.

 

Fatras nous prend beaucoup de temps mais nous avons d’autres projets à côté.  Matthieu joue dans le groupe rock rennais 3 Points silence, il y a 3 membres de Fatras qui ont  monté un triolet, dans le style swing manouche humoristique. Certains jouent dans Leilas and the koalas, dont je fais partie, et d’autres comme notre batteur joue avec O’safari, un groupe pop rock de la scène rennaise. Enfin, on a tous d’autres univers musicaux où l’on peut vraiment s’exprimer mais Fatras nous prend beaucoup de temps.

 

 

Jouer à domicile, ça fait quelque chose  ?

 

FatrasFatras : On habite tous maintenant le bassin rennais. Du coup, jouer sur rennes, c’est délicat car il y a une dose de pression, de stress en plus. On voit quelques visages connus qui viennent nous voir, et découvrir notre nouveau spectacle, ce n’est pas anodin. En plus Transat en ville, c’est l’assurance d’avoir du monde,  le public se déplace durant ce festival, et les conditions sont toujours tops.  Jouer à domicile, c’est toujours un peu plus stressant  que de jouer dans des  endroits qui sont plus dans l’anonymat pour nous, c’est sûr… mais cette date nous tenait particulièrement  à cœur

 

A chaud, on est super contents, on a eu le sentiment que le public était vraiment avec nous, il y a eu pleins d’interactions, on a reçu plein d’énergie du public. De toute manière, le verdict pour savoir si un concert s’est bien passé, c’est quand on retourne dans les loges avec un grand sourire.

 

 

FATRAS, le Futur  ?

 

Fatras : On sort un cd 5 titres qui va sortir très bientôt, tout début Aout. On l’a enregistré il n’y a pas longtemps. Les gens sont souvent demandeurs de repartir avec un petit souvenir musical de notre prestation, puisque l’on fait aussi beaucoup de spectacle de rue, en parallèle de nos dates, et on voulait donc pouvoir proposer un CD à vendre.

 

C’est donc un 5 titre « provisoire » car  on se remettra en studio à la fin de l’année pour enregistrer  le set complet du spectacle. Y aura sans doute quelques surprises dedans d’ailleurs. En parallèle, on va (re)bosser notre spectacle électrique, qui date de 2012 mais on a envie de se refocaliser la dessus, on sera donc sur les deux projets.  On a du taff.

 

 

 

« Fatras, merci pour la dispo, la bière et le spectacle– ©Politistution pour Soif2Rennes

 

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