Hybrid Circus & Cabinet de curiosités : soirée fabuleuse à l’Élaboratoire

Par Amélie, le 18 avril 2014

 

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Pour ce week-end chargé d’événements et de soirées, il a bien fallu faire un choix. Un bon nombre de fêtards rennais a opté pour la Hybrid Circus ce vendredi passé. Pour commencer la soirée en douceur, la compagnie Le Syndrome à Bascule nous proposait un Cabinet de curiosités à visiter et une performance dansée à observer. Très agréablement accueillis, nous pouvons nous restaurer à prix libre ou boire un verre en attendant la représentation.

 

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Le Cabinet porte bien son nom : après avoir franchi le rideau rouge, nous voilà réunis dans une pièce remplie de bric à brac, d’objets tout droit sortis d’une autre époque, de robes de mariées sans âge et de photos en noir et blanc. A chacun alors de se promener et de découvrir à son rythme ce décor théâtral, animé par un accordéoniste épinglé au mur. Mais on ne nous laisse pas dans l’ignorance ! Des jeunes filles nous prennent par la main pour nous raconter l’histoire de la pauvre Simone, qui après avoir perdu son amie Berthe tente de la reconstituer.

 

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Les plus observateurs les avaient repérés : des jambes gigotantes sortent d’un mur, des mains joueuses dépassent d’un autre, un ventre à chatouiller et une tête amatrice de bière se cachent derrière des portes. Nous comprenons donc que tous ces objets représentent le souvenir d’une relation tragiquement écourtée. Une fois bien imprégnés de l’atmosphère de cette pièce, des portes insoupçonnées s’ouvrent et nous permettent de découvrir une seconde œuvre.

 

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C’est à tâtons que nous pénétrons dans ce nouvel espace, où nous découvrons quatre personnages sobrement vêtus de gris. Ils se trouvent chacun dans un cube vide, regardent loin devant eux, et le silence pèse dans la pièce. Quand les musiciens, un guitariste et un accordéoniste, entament les premières notes, nous pouvons lire angoisse et tristesse se dessiner sur les visages des danseurs. Ces quatre corps, enfermés physiquement dans ces cubes de bois, nous délivrent au fil des minutes une solitude et une dépression extrêmes. Au cours de cette performance d’expression corporelle nous pouvons deviner l’ennui, la fatalité, l’enfermement, la démence. Le spectateur ne quitte pas ces désaxés des yeux jusqu’à ce que leur ferveur s’apaise, et sort abasourdi de la pièce.

 

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Des échos arrivent à nos oreilles : un problème technique retarderait le début de la soirée… Heureusement, le spectacle n’est pas fini et l’ambiance est suffisamment bonne pour ne pas tourner en rond d’ici là. À la sortie, un engin nous attend pour nous mener jusqu’au chapiteau, accompagné par des cracheurs de feu et des jongleurs de massues enflamées, le tout sur fond de guitare électrique…

 

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Il aurait fallu arriver avant ou bien après une heure du matin pour accéder au chapiteau sereinement. Nombre d’entre nous ont dû affronter la cohue avant de pouvoir recevoir son petit bracelet de papier qui s’est avéré être une véritable récompense ! Sous le chapiteau se joue alors un spectacle encore différent, celui de plusieurs centaines de personnes, pour beaucoup déguisées qui dansent et sautillent joyeusement au rythme de sonorités balkaniques. Cette nuée de bonne humeur nous gagne aisément et nous voilà bondissant au milieu de la foule.

En plus du spectacle musical, nous assistons à diverses performances tournées vers le monde du cirque, des acrobaties et du jonglages en tout genre qui illustrent bien le nom de l’événement.

 

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La soirée bat son plein jusqu’à ce qu’un élément perturbateur (à croire qu’il en fallait bien un) débarque et nous asperge de cette douce mixture que contient l’extincteur du coin. La foule se plaque à la paroi du chapiteau, une quinte de toux généralisée tonne et la soirée reprend son cours jusqu’au petit matin. Il en aurait fallu plus pour nous arrêter !

 

Cette soirée chaleureuse qui aura fait venir environ 1 500 personnes (quand même !) était organisée par Global Hybrid, un label qui est en cours de création. Il a pour vocation l’organisation de soirées, le soutien et le suivi de groupes de cumbia, de musique des balkans et de world musique plus globalement. Une quarantaine de bénévoles a travaillé d’arrache pied pour nous offrir cette soirée qui s’est très bien déroulée. Deux bémols à noter : le retard causé par une génératrice capricieuse ; et les bousculades au portillon qui sont au moins une bonne nouvelle pour les organisateurs en terme d’affluence et qui sont probablement la conséquence directe du premier bémol.

 

 

 

Prochain rendez-vous du Global Hybrid, un chill-out organisé avec Subconscience pour la Digital Mind Travel (qui réunit 5 associations pour 3 ambiances différentes), le 31 mai au Kosmos, dans le 49.

 

DMT

 

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Amélie

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