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Interview – Sylvain du 1988 Live club

Interview de Sylvain du 1988 Live Club par Guillaume Debray

 

 

 

Le 1988 Live club est fondé en 2013 dans une volonté d’ouvrir le projet, initialement basé sur des représentations Jazz, à tous les styles de musiques actuelles (hiphop, techno, rock ou encore tango). Ce projet répond également à un besoin réel pour les associations de trouver une alternative aux salles de concert déjà présentes(Ubu/Antipode), plus abordable financièrement et donc plus accessible aux associations émergentes.

 

 

En seulement 2 ans le « 88″ a su se faire un nom dans l’univers underground Rennais en proposant des programmations éclectiques regroupant artistes internationaux et talents locaux, notamment dans le milieu de la techno rennaise avec des événements tels que les Made, Silent Kraft ou Midweek.

 

 

En réaction à cette lancée spectaculaire et la place de plus en plus importante que détient le club dans la vie nocturne de notre ville, j’ai décidé d’aller rencontrer l’équipe du 88 afin d’en savoir un peu plus sur leurs objectifs futurs et leur vision du monde culturel rennais. C’est Sylvain, le programmateur, qui a répondu à mes questions :

 

 

 

1988 Live Club

 

On a tous été marqués par la qualité de la prog de ce début d’année 2014-2015 et on est impatient de savoir maintenant quels sont vos projets pour l’avenir ?

 

- On a beaucoup développé cette année la scène électro avec une dizaine de collectifs et c’est d’ailleurs une voie qu’on va continuer à explorer. Ce que j’aimerais mettre en avant maintenant ce serait les talents hiphop et particulièrement ceux rennais qui sont très nombreux mais qui n’ont malheureusement pas l’opportunité de se produire dans des soirées de qualité. On a vraiment vu la richesse du cercle hiphop rennais lors de la soirée End Of The Weak qui mettait en scène 20 MCs dont 10 qui venaient de Rennes et qui se sont avérés très talentueux.
Sinon j’attends avec impatience la venue de Gnucci une rappeuse underground suédoise qui fait un show très atypique et qui viendra le 25 Avril au 88.

 

 

Est-ce que vous distinguez un public type pour chaque genre d’événement ? Un peut-être plus agréable que l’autre ?

 

- Non il n’y a pas vraiment un public mieux qu’un autre. Ce qui est vraiment dommage c’est le manque de mélange entre les différents publics, les gens ne sont pas forcément prêts à mettre le prix pour découvrir un autre univers musical et il faut sans cesse susciter la curiosité.
Les soirées axées plus funk et hiphop se passent généralement de manière plus cool que celles portées sur des performances techno et ça on le doit essentiellement à la consommation excessive de drogue lors de ces évènements. C’est durant ces soirées qu’on a le plus de mauvais retours sur la sécurité.

 

 

En parlant de sécurité, comment réagissez vous aux fortes critiques qu’on a pu entendre ces derniers mois notamment sur les files d’attentes et les exclusions abusives ?

 

- Pour les files d’attentes c’est un problème de structure. L’établissement du 1988 dispose d’un couloir très étroit au niveau des vestiaires et le problème c’est que tout le monde vient à peu près en même temps donc forcément ça crée des files d’attentes interminables. On ne peut malheureusement pas agrandir les locaux faute de moyens, on met donc en place des procédés pour que les gens viennent plus tôt avec des tarifs avantageux au bar avant 2 heures ou encore un système de préventes.

 

Sinon pour ce qui est de la sécu c’est vrai qu’il y a encore du travail à faire mais il faut savoir que c’est quelque chose de très compliqué. On a une forte pression des pouvoirs publics qui repose sur notre club, le moindre problème peut entraîner une fermeture administrative, et l’hyperconsommation de prods et d’alcool nous oblige à mettre en place des mesures de sécurité (fouilles, refus, exclusions) lorsque certaines personnes se présentent complètement défoncées.

 

 

 

Quel événement as-tu le plus apprécié durant l’année 2014-2015 du 1988 et plus largement sur Rennes ?

 

- L’événement dont je suis le plus satisfait est bien-sûr les 4 jours de festivités organisés autour des 35 ans du Pyms qui ont été une belle réussite et qui nous ont demandé énormément de travail.
Sinon sur Rennes j’aime vraiment les Bars en Trans, tous les ans on découvre des artistes très talentueux, tout ça dans une atmosphère chaleureuse partout dans la ville, on adore bosser avec ces équipes et dans cette dynamique.

 

 

Rennes et sa culture

 

As-tu entendu parler du projet « Tous pour un lieu » mené par Le jour et la nuit ? Qu’est ce que t’en penses ?

 

- C’est une très bonne initiative, le projet me paraît très intéressant, les ambitions portées par ces associations sont très encourageantes et essentielles au futur de la vie culturelle rennaise. Cependant je ne pense pas que la Mairie de Rennes soit disposée à fournir un lieu surtout avec ce qu’elle entreprend en déplaçant l’Antipode à La Courrouze qui est un projet coûteux. De plus les réglementations législatives compliquent les choses. L’obtention d’une licence pour le bar est obligatoire et les normes de sécurité sont malheureusement de plus en plus strictes.

 

 

 

Vous êtes sûrement les premiers à l’avoir remarqué, depuis 2 ans on assiste à un essor très important du nombre de création d’associations événementielles, qu’est-ce que t’en penses ?

 

- Je pense que c’est un gros point positif pour la vie culturelle rennaise, ce mouvement va assurément redynamiser la ville à l’image d’il y a quelques années.
La forte concurrence que cela va entraîner mènera à une « sélection naturelle »: les plus persévérants resteront !

 

 

 

Guillaume Debray

Report – Skip&Die @ UBU

Le vendredi 3 avril dernier, l’Ubu ouvrait ses portes aux aficionados de musiques électroniques métissées, pour le retour des tant attendus SKIP&DIE, deux ans plus tard…

 

Photos : Louise Quignon

Photos : Louise Quignon

 

Jumo, futur poulain de Panoramas (on le parie), distille une électro urbaine et froide qui débute les festivités. Il adopte l’astuce répandue des machines postées vers le public, permettant la transmission des techniques particulières du live, et de com​penser ​un tant soit peu l’aspect trop robotique et sans communication de l’électro actuelle. L’écran immense derrière lui, projetant tantôt des immeubles, tantôt la forêt, le tout en noir et blanc, ne suffit toutefois pas à ​contrebalancer​ la sensation de déjà vu. C’est un ensemble net et méticuleux, qui demeure néanmoins un choix inadéquat avant la furie qui nous attend : Quelle frigidité à l’apéro ! (Lire la suite…)

Video-report : Birth of Joy @ UBU

 

Vidéo : Taranis News